2008, 2014, . . . 2020 ?

Le temps passe, les choses changent.

Gilles Saulière

En 2008, lors des dernières élections municipales à Drancy, une liste de rassemblement à gauche et une seule s’était présentée contre le maire sortant, Jean-Christophe Lagarde. Cette liste fut, au niveau du score, littéralement écrasée par la liste de la municipalité de droite sortante. Au delà de la part de succès revenant à l’évidence à la gestion du maire, reconnue dans les urnes par les drancéens, notre difficulté à mettre en place le rassemblement, moi-même y étant très opposé au départ et n’ayant accepté que par pression importante de Solférino (la direction nationale du PS), une campagne trop tardive, un programme construit dans la précipitation, bref, tout ceci devait logiquement nous conduire à une belle défaite assez méritée. J’en porte ma part de responsabilité.

De l’art difficile de construire ensemble

De cette liste commune sortirent, au bout de 3 années de mandat, …avec difficulté, 3 sous-groupes au conseil municipal, un groupe socialiste, un groupe communiste et un élu Lutte Ouvrière. Les autres composantes de la liste, dont EELV, une association citoyenne et dans une moindre mesure, quelques autres petits partis, n’avaient pas eu de siège, vu le faible score. nous pûmes alors enfin nous exprimer dans Drancy Immédiat, et, dans le respect de notre diversité idéologique, commencer à apprendre à travailler ensemble. Et je vous assure que ce n’est pas évident, quand on mêle un socialiste libéral de gauche, certains disent : « un socialiste de droite » (moi même, en l’occurrence…), des socialistes, des Verts, des communistes, des citoyens sans étiquette, des militants Lutte Ouvrière.

Mais, construire un projet pour une ville, ce n’est pas se déchirer sur des idéologies qui ont davantage leur terrain de débat à l’assemblée nationale ou lors des élections nationales et autres : présidentielles, législatives, européennes.

Au niveau local, il est préférable de mettre son idéologie (se l’on en a une), dans sa poche, pour se concentrer sur ce que l’on voudrait de mieux pour sa ville et ses habitants.

Et c’est que nous essayâmes de faire, en apprenant à nous connaître, en dînant régulièrement ensemble, je pense en particulier à nos dîners mensuels, avec des partenaires devenus au fil du temps des amis : Franck Contat (EELV) et Eliane Assasi, sénatrice PCF de Seine Saint Denis. Et, plutôt que de faire de l’anti-lagardisme primaire, en réfléchissant à ce que serait un jour Drancy, ce que nous voudrions que cette ville soit, ce que les habitants voudraient qu’elle soit.

Construire plutôt que détruire

On peut dire tout ce que l’on veut, quand un maire est réélu avec presque 70% des suffrages, c’est bien, que quelque part, il rencontre clairement l’adhésion de pas mal des habitants de sa ville. Inutile donc de pratiquer une opposition systématique, agressive, revancharde, l’humilité doit être de rigueur en pareille circonstance.

Le rôle d’une opposition au sein d’un conseil municipal est triple :

  1. Pratiquer une vigilance républicaine de chaque instant, afin que l’action de la majorité légitime soit portée dans le respect de la loi, d’une part, c’est la moindre des choses et de tous les citoyens de la ville, d’autre part, y-compris de la minorité qui ne se reconnait pas dans le projet de la municipalité élue ;
  2. Être force de proposition, porter des projets, essayer de les faire adopter par la majorité, même si c’est difficile lorsque la représentativité née des urnes est aussi mince  ;
  3. Construire un projet alternatif pour la prochaine échéance, afin que le jeu démocratique puisse trouver sa place, pour que les habitants de la ville aient un véritable choix, face au projet de la majorité.

Nous avons essayé de remplir notre triple mission à Drancy, avec difficulté, depuis nos 6 maigres sièges d’élus face aux 43 sièges de la majorité.

Non, la politique ne se résume pas à « Tous pourris »

Se tenir aux 3 missions décrites plus haut, nécessite une certaine rigueur et contraint à ne pas céder à la facilité de l’attaque à n’importe quel prix, pourvu que ce soit spectaculaire, ce que pensent les apprentis politiciens qui ne songent qu’à leur propre trajectoire et n’ont finalement que mépris pour la population de la ville qu’ils disent aspirer à diriger un jour.

Hélas, la direction du parti socialiste local est momentanément tombée entre les mains de ce type de profil. Mes amis militants socialistes sincères et moi-même n’avons su empêcher cela et le travail d’opposition est devenu beaucoup plus difficile depuis quelques années, le nouveau dirigeant de la section socialiste drancéenne préférant saboter l’action des élus socialistes en leur supprimant tout soutien, toute aide à l’étude et à la construction de dossiers, tout support de communication écrit et allant jusqu’à s’excuser auprès du maire pour certaines prises de positions.

Tout ceci pourquoi ? Pour Drancy ? Qui peut raisonnablement le penser.

Bref. En 2014, le responsable de la section s’est fait désigner par une majorité de militants fantômes (ceux que l’on ne voit jamais, sauf pour les votes) comme tête de liste pour les municipales. Mes amis et moi-même avons dès lors refusé de participer à cette liste, composée dans les premières positions d’anciens membres de l’équipe du maire sortant d’un côté et d’anciens membres d’une liste de droite s’étant présentée contre nous en 2008.

« Vous allez voir ce que vous allez voir ! » disaient-ils. En effet, nous avons vu : la liste PS fait un score ridicule, se retrouve derrière la liste de rassemblement de gauche de Nathalie Vasseur, les deux étant écrasés par la la liste de la majorité sortante :

résultat-municipales-drancy-2014

  1. 75,06 % pour le maire sortant => 45 sièges => gagne 2 sièges par rapport à 2008
  2. 11,17 % pour Nathalie Vasseur => 2 sièges => ne perd pas de siège par rapport à 2008
  3. 11,06 % pour le PS d’Hacène Chibane => 2 sièges => perd un siège par rapport à 2008
  4. 2,71% pour Lutte Ouvrière => 0 siège => perd un siège par rapport à 2008
  5. Le pseudo-MoDem de 2008 ne présente pas de liste => 0 siège => perd un siège par rapport à 2008 (les pseudo-MoDem de 2008 se retrouvent sur la liste d’H. Chibane…)

Au final, alors qu’en 2008 avec une liste de gauche unie le PS que je conduisais avait gagné 3 élus contre 2 pour les communistes et 1 pour LO, en 2014, la liste PS autonome de Hacène Chibane n’en obtient que 2…. Cherchez l’erreur !

Comme quoi, la politique se doit être autre chose que coups de poignards dans le dos, vengeances, volonté de casser l’adversaire. Ceci ne peut pas toujours payer, cela ne paie pas à Drancy.

Il n’y aura pas de second tour à Drancy en 2014.

Horizon 2020 ! Rendre sa fierté à Drancy.

Mes amis et moi-même avons constitué une association de citoyens engagés, à côté et au delà des partis politiques, depuis quelques années, pour commencer à y rassembler une task-force de citoyennes et de citoyens  à même de travailler à une ambition pour Drancy, et à même de militer, sous une forme ou une autre, afin de faire avancer cette ambition, afin de nous faire connaître sur la ville, et nous présenter lors d’une prochaine échéance démocratique.

aunomdelarose300Cette association dénommée originellement « Au Nom De La Rose », sera très prochainement rebaptisée et reprendra son travail, avec encore plus de vigueur qu’avant, pour que cette fois, nous soyons réellement prêts en 2020 et même avant, pour les échéances qui se présenteront.

Alors, si, comme nous, vous n’avez pas comme unique souhait de « casser du Lagarde », si, comme nous, vous souhaitez que Drancy se dote d’une véritable ambition, humaine et culturelle,  qui restitue une fierté à notre ville si salement abîmée par l’histoire et lui assure le développement économique, social, culturel, qu’elle mérite, nous vous invitons à nous rejoindre : contact@aunomdelaroz.com

Gilles Saulière
Président du groupe socialiste
au Conseil municipal de Drancy
de mars 2008 à mars 2014

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°270 du 16 au 31 mars 2014

Fin de mandature 2008-2014 pour le groupe des élus PS de Drancy

Voici le texte de la dernière rubrique du groupe des élus socialistes pour le mandat 2008-2014

Voici venu le temps de ma dernière rubrique d’opposition socialiste sur ce journal. La première fut publiée, (ou plutôt censurée en l’occurrence), en janvier 2011, soit 3 ans après mon entrée au conseil municipal. Il est parfois très compliqué de faire jouer la démocratie locale à Drancy. Ainsi, j’avais demandé à ce que l’opposition socialiste puisse s’exprimer en tant que telle et non pas, fusionnée avec celle des autres partis de gauche, ce qui aurait donné une expression faussement consensuelle. Il m’a fallu 3 ans pour avoir gain de cause et vous pouvez, depuis, constater nos différences d’opinion et d’analyse.

Mais, à partir de cet instant, il a été possible, à gauche, de s’entendre, de se faire entendre et donc de débattre. C’est ainsi qu’un vrai groupe des élus de gauche s’est peu à peu construit, dans le respect de la diversité des opinions, travaillant ensemble pour faire avancer Drancy.

Le travail d’une opposition n’est pas de faire du sensationnel à tout prix, d’essayer de « virer le maire » par tous les moyens. L’esprit de vengeance n’est pas un bon conseiller politique. L’opposition doit être vigilante, critique, elle doit soulever les problèmes, mais elle doit aussi faire des propositions, et par dessus tout, construire un projet alternatif pour la ville.

C’est ce que j’ai tenté de faire et continuerai à faire, avec mes amis et toutes les drancéennes et drancéens engagés dans la Cité et dotés d’une volonté forte de construire, au delà des partis, qui trop souvent, ne comprennent pas tout.

Gilles Saulière, Président du groupe des élus socialistes de Drancy

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°269 du 1er au 15 mars 2014

En période crise grave et profonde, il faut se serrer les coudes et se rassembler, au niveau local.

H. Chibane, tête de liste de la liste PS « officielle » ne l’a pas compris et se borne d’une part, à rejeter le reste de la gauche et d’autre part, à « taper sur Lagarde », en guise de projet municipal. bien sûr, le maire de Drancy n’est pas « tout-à-fait » notre tasse de thé… à nous autres de gauche. Mais nous préférons travailler à construire un projet alternatif pour la ville à même de convaincre une majorité de drancéennes et de drancéens de nous faire confiance, plutôt que passer notre temps à gaspiller de l’énergie à nous acharner contre la personne du Maire.

C’est pour cela que Gilles Saulière et ses amis socialistes et autres de gauche, rassemblés au sein de l’association « Au Nom De La Rose », ont refusé de participer à cette liste Chibane et lui ont préféré à l’origine, le concept de rassemblement proposé par Nathalie Vasseur. Et même si finalement, ce rassemblement n’a pu se faire, cette démarche était et reste préférable à toute autre, en 2014.

Voici le texte de la rubrique d’opposition socialiste parue dans le numéro 269 de Drancy Immédiat du 1er au 15 mars.

Voila maintenant bientôt 6 ans que je dirige l’opposition socialiste au conseil municipal, en bonne harmonie avec les autres composantes de gauche. Même si nous n’avons pas toujours eu la même façon de voir les choses, une équipe s’est réellement mise en place à gauche, de mois en mois, d’année en année.
Dans un monde en crise, un pays en crise, quelles qu’en soient les raisons, il est toujours possible d’en adoucir les effets au niveau d’une ville. Mais, pour cela, il faut oublier, au niveau de la ville, les divergences idéologiques, les querelles partisanes, les procès, et se rassembler pour construire un projet qui permette aux habitants de mieux supporter la dureté de la vie d’aujourd’hui. Les temps actuels ne permettent pas le luxe de la division et de la tergiversation, il faut que les femmes et les hommes de gauche et de progrès fassent l’effort d’oublier ce qui peut les opposer et se rassembler, pour le bien de la ville.
Au delà de certaines logiques des partis bien souvent trop éloignés de la réalité locale et des vrais enjeux des habitants, c’est ce que j’ai fait et continue à faire, en travaillant avec les élus de gauche à Drancy.
Un exemple : au dernier conseil municipal, j’ai soulevé le problème de la pénurie des Autolib sur la ville depuis quelques mois. L’action a porté, elles sont d’ores et déjà revenues en nombre, pour le plus grand bien de tous ceux, jeunes ou moins jeunes, qui ne peuvent pas, financièrement, posséder de véhicule et qui parfois, trouvent bien utile de pouvoir en louer une.

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste
au Conseil municipal de Drancy

Le 17 janvier, les vœux de l’Atelier du projet pour une ville de Drancy solidaire, humaine et démocratique

voeux-17janv2014A quelques semaines des municipales, en tant que citoyen de gauche, comme en tant que Président du groupe des élus socialistes de Drancy, j’ai reçu cette invitation et je serai présent aux vœux de l’Atelier du projet intitulé « Pour une ville solidaire, humaine et démocratique », dont j’ai participé aux travaux de réflexion et dont les contours qui s’annoncent larges et à gauche, se précisent peu à peu.

17 janvier à 19 heures, salle de la république, 13 rue de la république.

Les organisateurs de ce projet ont lancé une invitation ouverte, n’hésitez pas à venir nombreux à cet évènement de début d’année.

Gilles Saulière

Histoire d’accent : à Bondy, l’opposition n’a pas grand chose à se mettre sous la dent…

Le site ‘Bondy autrement’ nous signale une faute d’orthographe sur la baseline de notre site, elle est corrigée ;)

Pour le reste, les animateurs de ce site d’opposition à Bondy (ville gérée par une municipalité socialiste) ne doivent vraiment pas avoir à se mettre grand chose sous la dent pour en être réduits à écrire ce genre d’article, non ? Qu’en pensez-vous ? C’est ici.

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°264 du 16 au 31 décembre 2013

Une ville, cela se gère, ok. Mais cela n’est pas suffisant et c’est pour cela que l’on place des élus à sa tête, élus qui devront porter un projet pour la ville, donner un sens à son histoire, provoquer son développement, rendre ses habitants heureux et fiers d’y habiter….

Une fois n’est pas coutume, voici, en avant-première, le texte de la rubrique socialiste qui paraitra sur Drancy Immédiat n°264 du 16 décembre 2013.

Drancy n’est pas une ville si mal gérée, on ne peut pas reprocher cela à son maire. Hormis peut-être, un endettement un peu fort, pouvant se révéler pénalisant pour les investissements qui devront être faits dans les années à venir, hormis aussi un manque criant d’imagination sur le plan culturel avec une offre aussi développée que celle d’une petite ville du fin fond de la Lozère des années 50 : amusez vous à taper ‘culture Drancy’ sur Google puis ‘culture Bobigny’ et faites cela avec d’autres villes voisines ou sensiblement de même taille, vous serez surpris par le nombre de résultats : exemple à côté de nous : Drancy: 753.000 résultats, contre Bobigny: 1.260.000, qui possède pourtant 20.000 habitants de moins. Cherchez l’erreur… Mais c’est vrai qu’à Drancy, le soir, c’est le quasi couvre-feu: la municipalité de droite ne souhaite pas que les jeunes sortent trop sur Drancy le soir, « Ça risque de dégénérer… ». Donc il ne faut rien leur proposer. Qu’ils aillent sur Paris. Et puis qu’ils aillent habiter ailleurs, en fait ! De toutes façons, à Drancy, il n’y a pas de logement disponible à un prix abordable pour les jeunes, pour les enfants de parents vivant en HLM, comme pour les autres, d’ailleurs.
En fait, Drancy semble n’être ‘que’ gérée… Tout cela manque cruellement de créativité et d’enthousiasme, d’ambition pour la ville, c’est peut-être cela, le souci…
Pour terminer sur une note plus rose, je vous souhaite à toutes et à tous, de très très bonnes fêtes de fin d’année.

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

Ce mois-ci, jouez à être « élu de la majorité de droite » et rédigez une riposte à cette rubrique, voici les règles que je vous propose :

Donc ce mois-ci, je vous propose un petit jeu : sachant que cette rubrique doit être livrée à la rédaction de Drancy Immédiat 15 jours avant la date de parution du journal et qu’elle est, à cette occasion, transmise au maire, lequel a donc le temps de préparer sa riposte, via un ou deux conseillers municipaux de la majorité pris au hasard se prêtant à ce jeu anti-démocratique et irrespectueux du droit d’expression de l’opposition, rédigez vous aussi votre riposte selon ces quelques règles :

  • Pas plus de 1500 caractères : C’est ce à quoi l’opposition a droit… et de toutes façons, vous avez l’intégralité de Drancy Immédiat pour célébrer votre gloire
  • Commencez votre texte innocemment, puis, tapez sur l’opposant, lâchez-vous et ne vous censurez pas, il ne pourra pas répondre et de toutes façons, lui, n’a pas le texte de riposte avant distribution dans les boîtes aux lettres.
  • Et surtout : soyez ridicules ! Il ne faut pas écrire un texte trop intelligent, ce serait ne pas respecter la règle que le maire semble avoir donnée aux rédacteurs de la fameuse riposte, qui, il faut bien l’avouer, est généralement quasi incompréhensible et toujours à côté de la plaque…

Voilà, à vos claviers ! vous pouvez y aller, nous publierons les meilleures sur les colonnes de Drancy2014. Postez les en commentaire à cet article ou envoyez les à la rédaction : drancy.city@gmail.com

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°261 du 1er au 15 novembre 2013

Pourquoi Drancy ne s’est-elle pas jointe aux puissantes communautés d’agglomération qui l’entourent ? Pourquoi recroqueviller Drancy sur elle-même en entrainant avec elles, les 2 autres petites villes de droite d’à côté, pour des raisons purement partisanes qui ressemblent fort exclusivement à un regroupement politicien de droite ? C’est se priver en tous cas de la puissance ce procure les grandes communautés d’agglomération…

Voici, sur ce sujet, le texte de la rubrique de l’opposition socialiste publiée dans Drancy Immédiat n°261 du 1er au 15 novembre 2013 :

L’union fait la force.  Notre département n’est pas le plus favorisé de tous, n’est-ce pas. Pour nous défendre, pour accroître nos chances d’offrir les meilleurs chances à nos habitants, nos jeunes, nos entreprises, il est nécessaire de nous regrouper, d’unir nos forces, au delà des appartenances politiques et des jeux politiciens. Beaucoup l’ont compris et nos voisins, les villes voisines, l’ont mis en œuvre. A l’est et au sud est de Drancy, 9 villes se sont regroupées pour près de 400.000 habitants. A l’ouest et au sud ouest de Drancy, 9 autres villes se sont regroupées, elles aussi pour un peu plus de 400.000 habitants. Ces grosses communautés d’agglomérations, regroupant d’importants moyens, composées de villes de gauche, PS, PC, écolo et de villes de droite, se sont unies pour le meilleur.
Et nous ? Hélas, nos responsables ont d’autres priorités. Notre petite communauté d’agglomération étriquée, regroupe 3 villes uniquement, les 3 seules villes de droite qui se jouxtent, et dont les 3 maires de droite ont préféré les recroqueviller sur elles-mêmes plutôt que de participer avec les autres villes voisines à l’appel du regroupement des forces pour le meilleur de tous, en dehors de tout considération partisane. Dommage pour nous autres, les 90.000 habitants que nous sommes, enfermés par l’aveuglement de ceux qui ont peur de se mélanger aux autres. Nous, nous regardons passer les trains, tous les trains…
Le reste, ce n’est pas pour nous.

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°258 du 16 au 30 septembre 2013

Le droit d’expression à Drancy est à peu près réservé à la seule municipalité de droite qui dirige la ville. Drancy Immédiat est une ode perpétuelle à  la gloire du maire et de ses réalisations et courageux combats, le dernier en date, contre l’affreux gouvernement socialiste, cause de tous les maux du monde et particulièrement ceux de Drancy avec sa gare de triage d’un autre temps, dont brusquement, après presque 13 années de règne, cette année, monsieur le maire a découvert qu’elle pouvait être un danger pour ses riverains….

Voici la tribune de l’opposition socialiste parue dans Drancy Immédiat n°258 du 16 au 30 septembre 2013 :

Depuis quelques temps, la rubrique légale d’expression de l’opposition, dans ce journal municipal, celle que vous êtes entrain de lire en ce moment, se trouve accompagnée d’une espèce de « tribune de la majorité », qui répond le plus souvent à la tribune de l’opposition. En plus du fait que ceci ne soit pas bien légal et que la majorité ait tout le reste du journal pour chanter les louanges de sa gestion et l’opposition 1400 caractères pour s’exprimer, trouvez-vous normal et respectueux de la liberté d’expression démocratique que les élus de la majorité aient accès au contenu de la rubrique de l’opposition une fois livrée à la rédac-chef ? Pour ensuite y répondre, généralement de façon bien ridicule, certes, mais quand même ? Le droit d’expression n’est pas le même pour tous à Drancy…
Mais, nous le savons, la liberté d’expression n’est pas très bien vue à Drancy et la municipalité a un peu de mal avec la démocratie locale, entre conseils de quartier fantômes (combien de réunions en 5 ans ?) et les rares réunions de quartier qui ne servent à rien sinon à assurer le show des élus de la majorité, ceux de l’opposition n’y ayant quasi pas droit à la parole. Mais comme me le dit une fois un adjoint lors d’une de ces réunions « Vous n’aurez pas la parole, vous avez le conseil municipal pour vous exprimer. ». Pourtant Drancy, ce n’est pas en Corée du Nord, si ?

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

Démocratie locale : accès aux dossiers des conseils municipaux de Drancy depuis le 29 mai 2008

Qui dit démocratie locale, dit partage de l’information. Malgré mes demandes et des « je vais voir ce que je peux faire » de la part de la municipalité, Drancy, ville numérique, est l’une des rares communes de France de son importance à ne pas communiquer les dossiers préparatoires des conseils municipaux aux élus de l’opposition par voie électronique, email ou autre.

Donc, depuis mon élection dans l’opposition socialiste au conseil municipal de Drancy en 2008, je scanne et publie l’intégralité des dossiers de préparation de toutes les séances des conseils municipaux.

Ces précieux documents de la vie locale sont publics (cf. article L3121-17 du code des collectivité territoriales) et je les envoie chaque mois à l’ensemble des élus de l’opposition de gauche pour qu’ils puissent aisément les partager à qui bon leur semble ainsi qu’à une liste de citoyen(ne)s qui l’ont souhaité.

Je vous propose aujourd’hui un accès à tous les dossiers, classés par année :

http://bit.ly/CM_Drancy

Ce lien sera effectif, y-compris pour les conseils municipaux à venir,
enregistrez l’adresse dans les favoris de votre navigateur.

Gilles Saulière

Tribune des élus socialistes au Conseil municipal dans Drancy Immédiat n°254 du 16 au 30 juin 2013

La gare de triage de Drancy : un grave problème pour les drancéens et leurs voisins, une épine dans le pied du Maire Jean-Christophe Lagarde, qui a joué avec le feu en agitant le drapeau rouge et en accusant le gouvernement socialiste de tous les aux, au lieu de s’assoir à une table avec les acteurs concernés pour trouver des solutions.

Voici la rubrique que j’ai écrite dur ce sujet dans Drancy immédiat n°254, paru le 16 juin dernier,

La gare de triage de Drancy est là pour trier des wagons, de marchandise, de matières, et donc de matières dangereuses. Hypocrites sont ceux, à droite comme à gauche, qui semblent découvrir le problème et donnent des leçons au préfet et au gouvernement. La municipalité réclame aujourd’hui le déplacement du tri des wagons dangereux, loin de toute ville, c’est cohérent, c’est un minimum. Mais qu’a-t-elle fait depuis 2001 ?

Quant au parti communiste, fréquent adepte d’un certain aveuglement, il veut garder la gare et « sécuriser » le tri ? Comment ? En « interdisant » aux matières dangereuses d’exploser ou de se propager dans l’air jusqu’à nos poumons de drancéens ?

Soyons sérieux. Une gare de triage, qu’elle qu’elle soit, n’a rien à faire en zone urbanisée, et Drancy, au cas où la SNCF, le maire et certains à gauche ne l’auraient pas remarqué, est une ville. Une gare de triage, c’est bruyant, polluant, ce n’est pas bon pour la santé des riverains. Et cela occupe un espace précieux à une époque où se loger est un véritable problème pour les citadins, pour les drancéens.  Alors, qu’importe que la gare de triage ait permis ou pas le développement de la ville, la SNCF doit comprendre qu’il faut aller l’implanter ailleurs, en zone rurale et ce n’est pas ce qui manque aux contours de la région parisienne.
Nous, drancéens, avec nos voisins, avons le droit à un habitat non dangereux, non pollué, calme. Exigeons de la SNCF la fermeture de cette gare et la vente de ses terrains aux villes concernées.

Gilles Saulière,
Président du groupe socialiste au Conseil municipal de Drancy

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